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Il était une fois un mauvais élève en anglais qui devint le fondateur d'un éditeur
de logiciels pour apprendre... l'anglais ! Cela pourrait sembler être une mystification de plus alors
que c'est la fidèle transcription des évènements d'une partie de ma propre existence.
En terminale, mon professeur se plaisait à me répéter : "Heureusement que tu ne négliges pas les maths autant que l'anglais sinon tu n'aurais aucune chance d'avoir ton bac !" Alors, pensez donc, lorsque le lycée Henri-Bergson d'Angers, où je suivis une partie de ma scolarité, se porta acquéreur de notre grammaire anglaise, Gramster, j'eus la soudaine impression de prendre une revanche morale sur ces années délicates !
Paradoxalement - et c'est là tout l'intérêt de cette histoire -, porter en moi l'image du potache médiocre en anglais fut un atout incontestable dans la poursuite de ma carrière professionnelle.
En dépit de mon niveau en langue anglaise particulièrement bas, l'opportunité d'intégrer une société multinationale, IBM pour ne pas la citer, se présenta à moi. Peu de temps après mon embauchage, mes supérieurs hiérarchiques vinrent m'expliquer que je devrais sans doute utiliser l'anglais dans mon travail quotidien... puisque j'allais prochainement être détaché en Angleterre et pour deux ans en plus ! Vous imaginez mon appréhension ?
Grâce aux moyens d'une multinationale comme IBM, la chance me fut donnée de jouir de deux séjours, tous frais payés, pour deux semaines à chaque fois, au beau milieu de la culture et du mode de vie britanniques.
Je fus immédiatement plongé dans un autre monde et je n'eus d'autre choix que de me fondre dans la masse.
(...)
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